Akalabeth

Présentation

Créé en 1979 dans son “placard”, Akalabeth: World of Doom fut le tout premier jeu commercial de Richard Garriott. Aujourd’hui considéré comme une sorte d’Ultima 0, Akalabeth possédait comme dans tous les “RPGs” de l’époque un concept extrêmement basique. Cela se résume à tuer des monstres, gagner de l’expérience et monter de niveau. Le but du jeu est globalement de faire des quêtes pour Lord British afin de devenir chevalier. Le jeu ne s’achève d’ailleurs pas puisque une fois devenu chevalier, il est possible de continuer à jouer.

Le système de jeu est en quelque sorte un prototype de celui des Ultima qui allaient suivre. On bouge sur une carte en 2D, on visite des villes et on s’aventure dans des donjons en 3D. Alors évidemment c’est très “sommaire” sur le plan graphique : le personnage c’est une croix, les villes des carrés et les donjons de la 3D “fil de fer”.

De tous les épisodes de la saga Akalabeth est celui qui a le plus vieilli, et de ce fait il présente actuellement un intérêt très limité. Mais il reste LE précurseur, aussi on le gardera en mémoire avec nostalgie, puisque sans lui il n’y aurait pas d’Ultima.

 

Versions

Programmé à l’origine pour l’Apple II, Akalabeth est resté pendant longtemps exclusif à cette machine puisque contrairement au Ultima qui suivirent il ne fut jamais porté sur une autre plateforme. Si en 1996 Finire Dragon proposé un remake officieux d’Akalabeth (auquel il attribua pour la première fois le titre “d’Ultima O”) il faudra attendre la sortie en 1998 de la compilation Ultima Collection pour qu’une conversion officielle sur PC soit offerte aux fans.

Très fidèle à la version originale, ce portage propose néanmoins quelques couleurs supplémentaires (le jeu original étant monochrome) ainsi que quelques musiques en MIDI de Kenneth Arnold extraites d’Ultima III et IV. Tout comme le remake officieux, cette version propose d’ailleurs le titre depuis officiel “d’Ultima 0: Akalabeth”.

 

Packaging

Symbole de son époque et de son côté amateur, Akalabeth n’a pas réellement eu droit à une sortie en boite en dépit de son édition tout à fait officielle.

La première version du titre fut vendue dans des pochettes plastiques refermables conçus par Richard Garriott en personne, qui créa à la main (et photocopia) la simple couverture, le manuel et les labels de l’unique disquette du titre. Le jeune Richard Garriott les mit en vente dans un petite chaîne locale de boutiques d’informatiques, où une douzaine furent vendue sur la vingtaine créée.

Le titre fut alors remarqué par l’éditeur California Pacific qui signa un contrat avec le développeur pour distribuer le jeu à travers tous les Etats-Unis. Toujours vendues dans des pochettes plastiques refermables, il y eut trois éditions succèssives:

La première, gardant un certain amateurisme mais avec une impression professionnelle, offrait une nouvelle couverture montrant un château jaune et un nouveau manuel.
La seconde proposait par contre une nouvelle illustration signée Denis Loubet (futur auteur de toutes les couvertures futures d’Ultima) qui avait été publiée dans Dragon Magazine ainsi qu’un nouveau manuel.
La troisième et dernière version (sortie sous le label “Pro game”) était une version “budget” de la précédante contenant juste le manuel (avec cette fois ci l’illustration de Denis Loubet en couverture) et la disquette.

Rester après cela la compilation Ultima Collection, bel et bien vendue en boite mais qui bien évidemment ne contenait pas uniquement Akalabeth.